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Mercredi 3 avril. La tempête a vécu. Le vent est tombé et c’est sous un ciel plombé et une température de zéro degré que nous levons le camp. Etape vallonnée d’une trentaine de kilomètres avec volcans et glaciers à l’horizon. Traversé d’un lac gelé en longeant le " Vatnajökull ", immense, imposant. Nous arrivons dans un champ de lave très étendu que nous ne quitterons pas avant le lendemain. J’ai puisé fortement dans mes réserves durant la journée précédente. Même le terrain relativement plat de cette nouvelle étape m’est pénible. Je découvre les mérites de l’élastique . Merci à Bruno d’avoir songé à emmener son sandow et à Fred de m’avoir soulagé pendant près de deux heures. Huit heures de progression avant de choisir le campement et de monter les tentes sur de la neige glacée, le refuge suivant ne pouvant être atteint en une seule étape. Pas très évident de planter bâtons et skis dans ces conditions pour maintenir les toiles. D’un commun accord, toutes les surprises sont reportées quand nous passons la nuit sous tente, afin que nous puissions mieux en profiter. |
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