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Mardi 9 avril : Dernière étape pendant laquelle nous subissons une des tempêtes les plus violentes de la traversée. En plus du vent de face, une grêle dense vient douloureusement agresser les parties découvertes du visage. Le gué que nous sommes obligés de traverser peu de temps après le départ du refuge impose de garder les pieds une fois de plus trempés pour le reste de la journée. Le vent souffle en tornade. Il est parfois si violent que certains sont véritablement balayés par les bourrasques et tombent lourdement dans la neige. Il faut se battre pour maintenir l’équilibre de la pulka et anticiper les rafales afin d’éviter la chute. Le repas de midi se passe à l’abri de la tempête dans une étable à moitié enterrée dont le toit est recouvert d’herbe enneigée. Nous y pénétrons par une petite ouverture et nous nous retrouvons dans une remise de trois mètres sur quatre en terre battue avec des mangeoires longeant deux des côtés. Le repas est vite expédié. Dernier col en peau de phoque en guise de dessert. Le vent s’est calmé l’espace d’une trentaine de minutes et avec lui le ciel s’est dégagé. Nous ne pouvons manifestement pas lui en demander plus. La tempête revient sur nous, encore plus violente, comme si le pays voulait nous retenir. La vallée de " Pursmarch " se profile enfin à l’horizon. Dernières descentes en pente douce avec des plaques d’herbe de plus en plus nombreuses, les 4*4 nous attendent embourbés jusqu’à la garde. 1530 c’est la fin du périple. 560 000 coups de bâtons à quelques milliers près, 317 kilomètres relevés au GPS, moyennant certains détours, Trois bâtons et un ski cassés. Des souvenirs plein la tête et des ampoules plein les pieds… Sept équipes ont tenté la traversée cette année, nous sommes la seule à l’avoir réalisé. Alors, heureux ? |
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