|
|
|
Le poème de Lionel
"JE"
J’ai de ces heures profondes, l’angoisse ressentie, Qui viennent s’échouer aux portes de l’oubli Et emprunté des rêves aux amants insoumis Pour supporter la chute de leur réveil impie ! J’ai caressé l’instant, adolescence meurtrie De toutes ces âmes en pleure de l’innocence enfuie Et transgressé les pages des livres interdits Qui enseignent en silence au rythme de l’envie ! J’ai abrité l’espace des ombres fugitives Qui venaient se blottir en étreintes infinies Et soulevé le voile des belles endormies puis libéré leur cœur avant d’être éconduit ! J’ai traversé l’orage d’une vie sans souci, Où le risque encouru fut de mourir d’ennui Et me suis réveillé dans un immense cri Au contact de frères sans aucun parti pris ! J’ai gravi dans la peine jusqu’aux dernières pentes Tout entier à ma joie, le " nous " m’est apparu Dans un nuage d’encre, perdu dans la tourmente Les ombres se sont tues et " Je " a disparu !
Lionel |
|