Enfin au sommet du Mont Ojos... De gauche à droite, Guy Lorentz, Thierry Lienhardt et Claude Casterot.(-)
Les jeunes du foyer-club du Langensand ont pu suivre pas à pas, grâce à des messages reçus via Internet, les exploits d'un groupe d'amoureux du tourisme sportif partis à l'assaut du plus haut volcan du monde (voir les DNA du 4 février). Voici leur récit.
Étape par étape, nous avons pu suivre "El equipo del Alsaciano" bien préparée et gonflée à bloc durant leur parcours le long de la Cordillère des Andes ! Plus de 20 jours passés dans des conditions difficiles, et pour finir, cerise sur le gâteau, l'ascension du Mont Ojos.
Après avoir traversé la moitié de la planète en avion, "El equipo del alsaciano" atterrit à San Pedro, Chili, le 20 février. Plantons le décor ; montage et réglages s'effectuent face aux volcans enneigés, toujours à San Pedro, petite bourgade perdue dans un désert minéral.
En sportifs avertis, l'équipe prend le départ à VTT après les pics de température et prend soin d'économiser son énergie. Après la traversée de la "vallée de la luna", ils rejoignent le camp de base. L'acclimatation se fait progressivement avec pourtant 65° à 14h et 1 300m de grimpette sur... 62 km. De quoi épater les cactus géants à leur passage !
Les jours suivants sont consacrés à la récupération et à la découverte de ce que peut offrir le Chili : canyon, salars*, sources chaudes et aux rencontres avec un nandou (pas facile à courser !), des vigognes, des wiskacha, des flamands roses.
Puis, ça y est, le sixième jour a pour objectif l'ascension, à pied, du mont Lascar, grand piton rocheux. Départ à 5h à partir du troisième salar qui accueillait le campement. Après cette première ascension, les sportifs se sont accordés quelques jours de repos pour préparer le départ vers le Mont Ojos.
Loutres et pélicans
Sur la route du Mont Ojos les aventuriers ont rencontré des pélicans, des pingouins, des loutres et des otaries ainsi qu'un renard amateur de barre de céréales ! Pour affronter le Mont Ojos, il fallait s'habituer à respirer sans difficulté en altitude (s'ils nous avaient emmenés, nous leur aurions montré, tant pis pour eux). Ils y sont arrivés, mais pas facilement, parce qu'il y avait aussi d'autres épreuves à surmonter !
Entre la panne à la frontière chilienne et les estomacs creux faute de ravitaillement, l'équipe avance toujours et parfois bien mieux que les prévisions le laissaient imaginer (une étape franchie avec les mulets en quatre heures au lieu de huit !). Le mal de la montagne se fait sentir : manque d'appétit, difficulté à trouver le sommeil, maux de tête. Les sacs sont allégés au maximum et l'équipe aussi ; Guillermo le guide annonce qu'il ne fera pas l'ascension avec eux...
Les conditions sont de plus en plus difficiles : le froid, le vent et l'effort épuisent les corps mais pas le mental. Coup dur : l'équipe ne poursuivra pas l'aventure au complet (voir ci-dessus), et Claude Casterot va atteindre le sommet avec un seul crampon. La joie et la satisfaction intenses provoquées par l'arrivée au sommet du Mont Ojos font oublier un instant les gelures et les corps endoloris par l'effort.
Vous voulez en savoir d'avantage ? Visitez le site "fautpasglander.com" ou venez à la soirée spéciale "El equipo del alsaciano" qui sera organisée au foyer-club du Langensand le 3 avril.
*Un salar est un lac salé asséché